vendredi 13 juillet 2012

“Le Riz”, de Shahnon AHMAD


Celui-ci, je l’ai lu, en croyant qu’il s’agissait d’un roman paru récemment. Après avoir fini le bouquin, j’ai lu le quatrième de couverture, et ai ainsi découvert que cet ouvrage, certes intemporel, a paru en Malaisie dans les années…1960. Le temps de la traduction, de la traversée des océans, tout ça tout ça. Bon, en tous les cas c’est un roman qui m’a plu. Sans me transcender, mais qui a raccourci mes temps de trajets. Il s’agit de l’histoire d’une famille de paysans malaisiens dont l’existence est entièrement vouée au riz ; leur famille a toujours cultivé cette céréale, qui est leur unique source de revenus ainsi que celle des paysans voisins. Leur foi en Dieu est sans faille, quels que soient les fléaux qu’Il leur envoie. On assiste au combat de toute une famille pour recueillir leur “rezeki” (ressource), envers et contre toute calamité. Le récit est à la limite du supportable parfois (la description nauséabondes d’un corps moribond). On s’attend à chacune des calamités, puisqu’elles sont annoncées. Il n’y a pas vraiment d’humour, une petite dose d’amour, une atmosphère écrasante. Le rythme est volontairement (je suppose) pesant, notamment lorsque l’auteur répète certaines phrases jusqu’à neuf fois, les déclinant à chacun de ses personnages, sous forme de litanie.
J’ai lu ensuite que l’auteur était un fervent musulman, qui dans ses plus récents romans tient à distiller sa foi et faire partager ses convictions. Là tout de suite, j’ai été moins réceptive, je ne suis pas adepte du prosélytisme. D’autant plus que je n’avais pas lu le roman de cette façon, j’ai sans doute fait plusieurs contresens. Néanmoins, premier roman malais, première rencontre avec un paysage. J’ai aussi découvert comment le riz était cultivé ; c’est très prosaïque, mais c’était un aspect qui m’a plu ! (si vous insistez, je vous explique).
Je découvre que Laure METZGER a rédigé un article sur cet ouvrage, disponible ici sur Persée.

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