samedi 18 août 2012

Nos copains chinois

On ne pouvait pas quitter Angkor sans vous parler de nos copains les touristes chinois, tant ils ont éveillés de sentiments divers et parfois contradictoires pendant notre séjour.

Nous les avons rencontré en Thaïlande, au Cambodge et en Malaisie , dans les temples.

Ils voyagent en groupe. Ils sont toujours 20 000 et quand un car arrive, on sait qu'il faut presser le pas si on veut pouvoir se déplacer normalement dans le lieu visité. On a aussi remarqué que finalement ça ne sert a rien de courir puisqu'ils sont toujours déjà la quand on arrive.

Ils photographient tout sur leur passage. Y compris nous. Si il y a un temple + nous c'est encore mieux. Ça c'est assez attendrissant, sauf quand on doit attendre 15 minutes que tout un groupe soit passé pour pouvoir prendre une photo sans personne dessus (true story). D'ailleurs ils ne comprennent pas qu'on prenne une photo sans être humain dessus. Eux ils.posent devant tout, tout le temps.

A Bangkok on a eu des histoires assez comiques du genre une visite de groupe derrière nous, le guide qui nous demande d'ou on vient, se retourne vers son groupe et fait une annonce pour dire "elles viennent de Paris, elles sont françaises !" Hihihi. Trop drôle.

Bon vraiment d'une manière générale ils étaient juste trop drôles.

Ah, si vous nous voyez apparaître sur des Facebook chinois, c'est normal.

Petit bonus bloguesque: la.prise de photo en groupe du lever de soleil a Angkor. Où est Charlie ? (J'ai du.me battre pour arriver là !)

Hélène B.


jeudi 16 août 2012

Le Cambodge, c'est l'enculade.

Vraiment, nous n'aurions jamais pensé; associer ces deux mots, Cambodge et enculade.
Mais là, on nous y oblige.

Je me suis énervée trois fois au Cambodge. En trois jours. Et ceux qui me connaissent savent que ce n'est pas vraiment mon genre de (vraiment) me fâcher toute rouge pour rien.

L'enculade commence donc  dès que l'on passe la frontière. On nous dit que nous avons le droit à un trajet gratuit en "navette gouvernementale " jusqu'a la station de bus de Siem Reap. Ravies, nous montons dans ladite navette. Nous arrivons dans une espèce de hangar perdu en plein champs au milieu de nulle part. A l'intérieur, un bureau de change, une unique agence vendant billets de taxis/bus/minibus. Nous ne nous rendons pas immédiatement compte que c'est super louche (ça fait 24h qu'on voyage...). Nous changeons nos bahts et achetons, après moult agressions des différents chauffeurs, un billet pour un minibus qui ne partira que dans deux heures et s'il est rempli. Ouai ouai. Mais le taxi sinon c'était...40 DOLLARS. On a bien rigolé quand ils nous ont dit que c'etait le prix pour une personne.

En résumé: nous nous sentions vraiment comme enfermées dans un camp duquel nous ne pouvions sortir qu'en payant. Charmante ambiance.

Le minibus nous lache dans une rue entre deux hôtels. La le chauffeur se retourne vers nous et nous dit que nous avons le droit de nous faire emmener a nos hôtels gratuitement par les tuk tuk qui attendent. Nous montons dans l'un d'eux. Il y a un chauffeur et un mec qui monte avec nous derrière et qui commence a nous demander ce que l'on compte faire les prochains jours. Il nous propose de nous emmener dans les temples... je lui réponds que nous avons déjà un guide. Il m'annonce alors qu'il faudra payer le prix du voyage (ultra cher évidemment) puisqu'on ne l'emploie pas pour nos visites. Pas contentes, on décide de payer la moitié; voire pas du tout. Arrivées a l'hotel, la réceptionniste nous dit quel prix on peut négocier. Je leur donne leur argent en leur demandant si par hasard il y avait marqué "dumbass" sur nos fronts. Ils ne m'ont jamais répondu du coup je me demande vraiment si c'est le cas, vu la suite de nos aventures ici...

Au Cambodge, ils ont deux monnaies. Des dollars et des riels, la monnaie locale. Les deux sont utilisées ce qui rend tout achat particulièrement simple, comme vous pouvez l'imaginer.

Le deuxième point d'enculage concerne donc les prix. Tout est excessivement cher. C'est tout simplement scandaleux et tres difficile d'arriver ici et de devoir se restreindre a ce point pour tout, après ce que l'on a connu en Malaisie ou en Thaïlande. Exemple: en Malaisie on aurait payé un fried rice with chicken, plat basique (mais délicieux), 7 Rm. En Thaïlande, on aurait payé; 50 bahts. Ici,alors que la monnaie locale est moins forte que celles des deux pays précédents, on le paye 4,5 dollars. Sachant que 1rm = 3,8 euros = 10 bahts. Et tout est comme ça, hors de prix ! En gros ici on paye les choses quasiment 3 fois plus cher qu'en Malaisie et 4 fois plus qu'en Thaïlande.

Si l'accueil des cambodgiens etait remarquable, on oublierait ce pouvoir d'achat en berne. Le problème c'est que plus ça va et plus on est déçues. Aux abords des temples et dans la ville, nous ne semblons être pour les cambodgiens que des gros dollars sur pattes. Nous nous faisons agresser par des vendeurs a la sauvette adultes ou enfants a chaque pas. Sans interruption. Si le rapport avec l'argent biaise les relations en Thaïlande, au Cambodge nous avons l'impression qu'aucune autre relation que celle de consommateur/vache à lait à vendeur ne peut exister. C'est tres triste a vivre.

La nourriture n'est pas du tout exceptionnelle, en plus. J'ai du  renvoyer un plat pour la première fois de ma vie car tous les morceaux de poulet de mon assiette étaient plein de cartilage. Je me suis énervée pour la deuxième fois, frustrée que l'on me force a gueuler pour me faire entendre. Il y a eu d'autres aventures culinaires mais je vous en passe les détails.

Tout ça pour dire que nous avons vécu une groooosse déception cambodgienne. Bien sûr, nous avons vu des paysages fabuleux, des temples magnifiques (bien que quasiment pas restaurés et dépouillés de nombreuses statues qui ont été volées, malgré la somme modique de 40 dollars dont doit s'acquitter chaque touriste pour 3 jours de visite). Notre guide/chauffeur de tuk tuk etait adorable et notre hôtel génial.

Mais le reste. Tout ce qui fait qu'un voyage vaut la peine d'être vécu: les rencontres avec les habitants d'un pays qui nous est inconnu, les discussions, les découvertes culinaires, le sentiment d'etre les bienvenues ... nous ne l'avons pas trouvé au Cambodge. Ce pays, pour nous, sera synonyme d'intranquilité permanente. De sentiment d'étouffer dans un rôle qui n'est pas le notre: celui du touriste -consommateur, prêt a degainer sa bourse a la moindre sollicitation. Les seuls moments de paix auront ete ceux passés dans la piscine de l'hôtel, au petit déjeuner ou dans le tuk tuk en marche. Les seuls instants ou nous n'étions pas sollicitées. Triste constat.

Je ne suis pas prête de revenir au Cambodge et je ne conseillerais pas de venir ici, qui plus est sans guide papier. Nous n'en avions pas et nous aurions peut être pu déjouer quelques arnaques avec.

Bon mais vous en faites pas, on s'est quand même bien marées ici toutes les trois ;) (et puis je vous écris quand même en direct de notre petite piscine et les filles sont en train de se faire masser...!)

Hélène B.







mercredi 15 août 2012

Coucou piscine à bubulles

Après une journée passée à crapahuter dans, sur et autour les multiples temples d'Angkor, une petite pirouette dans la piscine, ça revitalise.


15 août : Chiang Mai (impressions d'Hélène P.)

Réfugiées dans notre antre de tranquillité, pause Bruce Willis avec ramboutans (aka litchi chevelu), instant de choix pour raconter Chiang Mai. Cette ville a tous les attributs de la station balnéaire : des bars en enfilade dans chaque rue, des magasins de vêtements typiques touristes, une promenade le long d'un canal...et des éléments propres à la Thaïlande : des massages proposés à chaque coin de rue, des tuk tuk peu arrangeants, des stands de nourriture de-ci de-là...le tout donne une ville dans le style Khao Sen Road de Bangkok : plus d'occidentaux que de Thaïlandais. Avec les petites dames au chapeau typique en moins. On a réussi à trouver un soi avec un resto agréable et pas cher, où on a goûté notre premier sticky rice with mango (délicieux !), bu des shakes fantastiques (shake au fruit du dragon pour moi : ça a un goût de groseille), et, plus tard, trouvé le fameux salon de massage. A Chiang Mai, on a aussi rencontré des éléphants, avec qui on a passé une chouette journée (je laisse Hélène raconter, c'est elle qui s'est démenée pour qu'on puisse le faire). On a aussi fait un cours de cuisine thaïe avec une prof fan de blagues graveleuses, dans une ferme bio. On a appris à faires des soupes Tom Yam et au lait de coco, des curry qui piquent (de toutes les couleurs), du poulet aux noix de cajou, du sticky rice with mango, et un pad thai (pas folichon celui-ci). C'était top ! On a bien aimé Chiang Mai, et pas seulement parce qu'on avait du vrai bacon au petit déj. Aussi parce qu'on a fait tout ce qu'on voulait y faire. Je pense qu'il faudra y retourner pour faire un ou deux petits treks ! Hélène P.

mardi 14 août 2012

Coucou le Cambodge !

Bien arrivées de l'autre côté de la frontière, a Siem Reap, aux portes des temples d'Angkor.

On a un hotel assez gentil avec une petite piscine d'eau salée mais je vous ai plutôt mis la photo du programme d'après piscine pour pas être trop vilaine: écritures en tous genre dans le patio.

Poutous poutous !


samedi 11 août 2012

Le massage thaï...

Hélène P et Diane étaient partantes pour essayer le massage thaï.

Moi depuis que j'avais vu les images descriptives dudit massage au marché a Bangkok, j'avais plus ou moins décidé de m'abstenir. J'aime pas trop qu'on m'embête pendant que je me relaxe et les images des filles tirant comme des malades sur les bras ou les jambes, voire les deux a la fois, des touristes qui leur ont confié leurs corps, ne m'ont pas vraiment poussée a essayer.

Devant le salon de massage donc, Hélène P me dit que peut être alleeeez quand même je pourrais essayer. J'ai failli céder et puis j'ai eu peur-maman.

Du coup j'ai choisi le massage "neck - shoulders- back-head" (dans le désordre). Quand ma masseuse m'a demandé si je me sentais confortable dans mes vêtements actuels je me suis un peu interrogée sur le "contenu" du massage, il est vrai. J'ai eu le temps d'échanger un regard de panique et un "Hey mais euuuh pourquoi ? Gni ?" avec mes deux potos blondes.

Commença le massage.

Pendant 1h, j'ai eu mal. Nan bon ok j'abuse, il y a bien eu 5 minutes ou c'etait cool et reposant, genre quand elle a arrêté de m'enfoncer ses coudes dans le dos. Tres profond. J'ai même cru qu'elle tentait un massage de l'estomac à un moment.

En ressortant, la propriétaire du salon m'a demandé si j'avais aimé. Je lui ai répondu "oh yeah it was great, now that it's over i'm really relaxed. (Ndlr: LOL) but... my massage was in fact a thaï massage, right ?"
Elle m'a répondu de façon tout a fait naturelle que oui, mais qu'il etait plus FORT qu'un classique et plus PROFOND pour bien me défoncer  (pardon, me détendre) le dos. Et le reste.

Voila comment j'ai expérimenté le massage thaï ... sans le vouloir.

Hélène B.

Ps: j'etais quand même détendue hein. Après.
Ps2: Diane et Hélène P ont beaucoup aimé le leur :)

Mango with sticky rice

Première réaction d'Hélène P: "putain BON !!"

Diane: "mmmmmmmm"

Moi "oh y'a des petits trucs croustillants !"

En résumé : ça déchire.

Allez tschüssi, on va aller se faire pedicurer manucurer masser.

Gniiiiiiii :)


vendredi 10 août 2012

10 aout : Quatre jours a Bangkok

(EDIT du 11 août)

Hier, c'était notre dernier jour à Bangkok. C'est passé a une vitesse folle. Excusez cette banalité, mais tout va tellement vite dans cette ville, il y a tant de choses a voir que quatre jours ne suffisent pas. Il faudra absolument revenir dans cette ville immense, goûter tous les fruits (excepté le durian), notamment le fruit du dragon. Et le jus de pastèque !

On a connu de vrais moments de grâce comme dit Hélène B: les temples, les marchés aux fruits et aux fleurs, si beaux avec toutes ces couleurs !
Les temples sont réellement sublimes, d'une elegance a couper le souffle. On a appris plein de trucs sur l'art hindouiste et bouddhiste, on sait distinguer Bouddha d'un vulgaire roi. Bon, on doit encore creuser les moyens d'atteindre l'Éveil.

Après, les gens sont spéciaux : quand il y a un rapport d'argent avec eux, on peut être sûr qu'ils vont tenter de nous arnaquer, si aimables, joviaux et souriants qu'ils soient. En-dehors de ces rapports, les thaïlandais sont simplement souriants, très drôles et curieux.

On aime la Thaïlande !

Hélène P.

Ps: petite photo de tuk tuk typique, prise d'un... tuk tuk typique :)


mardi 7 août 2012

lundi 6 août 2012

6 aout, escale a Hat Yai, Thailande

Voila, nous sommes passees de l'autre cote, delaissant la charmante Malaisie si aimable et anglophile, pour la Thailande ou personne ne parle en anglais, ou alors avec un accent epouvantable. Bon, il est vrai que nous ne sommes pas dans le coin le plus touristique.

Arrivees a 11h a Hat Yai (sud du pays), nous avons notre train de nuit pour Bangkok a 18h. En attendant, on a laisse Helene B. toute seule a la gare avec les bagages, puis erre dans les rues a la recherche d'un acces Internet. On aura encore quelques heures devant nous.

Je sens que cette deuxieme partie du voyage va etre tres differente de la premiere. On va s'adapter ! 

Info importante ; plus que cinq heures de decalage avec la France. S'il est 13h ici, il est...8h en France. 

A plus tard a Bangkok (on aura un hotel avec Internet)

dimanche 5 août 2012

Cuisines a Melaka

La spécialité est censée être la cuisine baba nyonya, donc sino-malaise.
Pour tout vous dire, notre premier repas dans cette ville fut un petit-déjeuner au Mac Donald : on avait un besoin urgent, sortant du train de nuit, d'un truc avec un goût de café. On en a profité pour goûter aux adaptations locales : mac chicken muffin, avec un oeuf au plat. C'était très bas sur l'échelle du goût. 

Notre second repas fut très tardif, et pas réellement un repas : nous avons goûté divers mets proposés dans le marché nocturne du quartier chinois : un genre de rouleau de printemps pas bon car trop sucré, des petits beignets indiens végétariens délicieux, un genre de nougat meringué, un jus de canne à sucre, un jus de citron, des petites boules de riz soufflé caramelisé...et vu des trucs super bizarres : des mini octopusses grillées, des pâtes sucrées de mille couleurs, des pizze en cône...

Et, ce soir, avant de rater notre bus, nous sommes allées dans le resto le plus couru de Melaka (en tout cas par les asiatiques) : Capital Satay. On a attendu deux véritables heures. True story. Prêt d'une eau trouble et glouglouteuse. 

Donc le Satay, c'est bêtement une fondue bourguignonne avec des crevettes, du tofu, des trucs chelous genre coeur, foies...des choses frites, des herbes bizarres. Tout ça se plonge dans un trou empli d'une sauce bouillante brune, assez piquante, dans laquelle ils ont ajouté de la poudre de cacahouètes. C'était pas mauvais, voire bon. Hélène P.  


Cuisines sur les iles Perhentians

On a mangé de bons petits plats ici : ce midi j'ai pris un pineapple fried Rice with chicken : l'ananas apportait une. Petite touche sucrée fort agréable ; par contre le poulet était superflu. Hélène à pris un plat de fried Rice avec des boulettes de poisson style accras, et des chips genre chips de crevette, sauf qu'elles étaient au poisson ; pas mal. Diane mange du chicken fried rice.


 Oh, et hier, on a pris une noix de coco ! On l'a bue et mangée, le tout pour 5 malheureux ringits (donc un peu plus d'1€). 


Cuisines a KL

À KL, on a mangé des trucs marrants, comme du riz bleu au Old China, recommandé par Charles et par le Routard. Il n'avait pas trop de goût ce riz, mais il était bleu. À côté, j'avais pris une omelette qui était censée avoir un goût de fromage, mais qui avait un goût d'omelette. Très bonne celle-ci. Accompagnée d'un truc pétillant au gingembre (pensée pour Marion), pas mauvais mais pas trop le goût du gingembre. Les filles ont pris du fried rice chicken.

L'omelette au gout d'omelette

Le premier chicken fried rice
 Le lendemain, on mangé indien. J'ai pris un délicieux murtabak suintant et picottant, au mouton, accompagné d'un jus de pastèque "sans glaçon". Car on flippait des glaçons à l'époque.

Murtabak au mouton
Jus de pasteque, pomme et pasteque

Dans le resto indien

Le dernier soir à KL, on a mangé chinois, un truc bizarre où il semble que le menu soit unique : une soupe avec des boulettes de viande sans doute, et des nouilles au boeuf. Très bon. Ça porte un nom qui m'échappe sur le moment.

Cuisine au Taman Negara

La cuisine n'y est pas très réputée, mais j'ai quand même goûté quelque chose qui m'a bien plu : une soupe tom yam. Assez pimentee, avec des nouilles et des bouts de poulet dégueus, vite recrachés. J'ai du coup pensé à Charles qui nous a raconté comment sont élaborés les plats à base de poulet en Inde : il y est mis en entier, et la tête, et les os, et le reste. 

Sinon, il y avait le memorable diner dans la jungle, prepare par notre Amy : un curry au poulet.

samedi 4 août 2012

Une jour de plus à Melaka

On publie à tour de bras, car on est bien démunies : le Routard nous avait assuré qu'on aurait un bus jusqu'à 1 heure du matin pour rejoindre Penang (on aurait dû se douter qu'il y avait un vermicelle dans le jus d'orange quand on a lu sur la page Penang que le trajet depuis Melaka durait cinq heures, et sur la page Melaka qu'on rejoignait Penang en neuf heures).

On a donc pris un taxi pour rejoindre la gare routière, où tout le monde nous a dit que le dernier bus était à 22h. Donc retour au Eastern Heritage, à la maison quoi.

Cet incident à pour conséquence le probable abandon de l'étape Penang (hooo) mais la probable visite du musée Baba Nyonya (haaa). Demain, café internet pour déterminer le meilleur moyen de rejoindre Bangkok.

La belle histoire d'amitié sincère de deux héros malais

Il était une fois Hang Tuah, fidèle sujet du sultan du moment. Hang Tuah était puissant, riche et plutôt galant m'a-t-on dit. Hang Tuah était aimé de tous, et particulièrement du sultan, auprès duquel il occupait une position importante mais je ne sais plus laquelle. Mettons vice-vizir.
Bon quand je dis aimé de tous, vous vous doutez bien que ce n'est pas vrai, sinon pas de légende, et ce serait beaucoup moins intéressant comme histoire. Dans notre sultanat se trouvaient donc également un ou des jaloux qui ne pouvaient pas piffrer l'ami Tuah. Il se sont consultés, et se sont décidés sur la forme que prendraient leur coup bas, et c'est ainsi que s'est répandue une vile rumeur selon laquelle la "galanterie" de Hang Tuah l'aurait poussé à compter fleurette à l'une des servantes de la cour.
Lorsque cette rumeur a atteint les oreilles du bon sultan, celui-ci a mis à contribution toute sa sagesse pour décider sur-le-champ de la condamnation à mort de Hang Tuah, sans procès équitable ni investigation approfondie ni témoignage crédible à l'appui. Non parce que quand même, la servante en question était encore en période d'essai, ça fait plein de paperasse cette histoire, et l'inspection sanitaire qui approche tout ça tout ça.
Hang Tuah, désespéré et innocent, mais néanmoins loyal, s'est alors dit que bon, c'était ballot de mourir pour rien, mais comme c'est le sultan, ok.
Du coup le Bendahara chargé de l'exécution, (le Bendahara occupe un poste de type grand vizir), et qui était un peu fan de Hang Tuah, décide de le sauver malgré lui, et au lieu de l'exécuter l'emmène se cacher dans une grotte.
Et là, vous vous dites qu'elle est là, qu'on la tient notre belle histoire d'amitié sincère. Eh bien non.
Car c'est ici qu'entre en scène Hang Jebat, le plus vieil ami de Hang Tuah (Oui ! Cette fois c'est bon ! *clign clign*). Hang Jebat était en villégiature à Bali pendant toute l'histoire (ou bien en campagne contre le sultan d'à côté), du coup il est un peu vénère en rentrant de vacances en apprenant que son bff vient de se faire trancher le cou alors qu'il est innocent.
Conséquence logique et prévisible, Hang Jebat décide de venger Hang Tuah en prenant les armes et en tuant tout ce qui bouge dans le palais. Et bam ça vous apprendra à tuer mon poto.
Là le sultan a une pointe de remord et se surprend à penser "oh ben zut alors, si seulement Hang Tuah était là, lui seul aurait la force d'arrêter ce boulet". Puis "Ah mais je l'ai exécuté jeudi dernier, dammit." (pas facile facile la vie de sultan).
Heureusement, le bon Bendahara se dit que c'est le moment d'aller ressortir Hang Tuah de sa cachette, afin qu'il aille s'occuper du pétage de câble de son ami.
En voyant que Hang Tuah n'est finalement pas mort tout le monde est content, sultant y compris, et l'affaire de la petite servante aguicheuse est bien vite oubliée. De son côté Hang Jebat arrête son massacre qui n'a plus lieu d'être, et tout aurait pu se finir merveilleusement si on avait passé l'éponge sur ce détail également, mais Hang Tuah décide alors de se prendre la tête.
Souvenez-vous, je vous ai dit qu'il était fidèle et loyal, et cela a son importance maintenant. Car, si on réfléchit à la Hang Tuah, Hang Jebat s'est attaqué; au palais, à la cour du sultan, donc au sultan lui-même. Et ça, c'est pas cool. La seule solution, vous en conviendrez, consiste donc pour Hang Tuah à provoquer en duel son meilleur ami du monde entier Hang Jebat pour sa traîtrise impardonnable (qui je vous le rappelle visait à venger sa condamnation injuste).
Bon je vous passe les détails, ils se battent et Hang Tuah tue Hang Jebat.
Mais comme ils sont vraiment meilleurs potos à la vie à la mort (ah ah ah), Hang Jebat mourant dans les bras de Hang Tuah lui demande une dernière faveur : s'occuper de son unique fils. Hang Tuah, ému par cette ultime marque d'amitié, accepte, suite à quoi Jebat meurt tout à fait.

Ainsi se termine la belle histoire de l'amitié de deux grands héros malais. Depuis, de nombreuses rues portent leurs noms en souvenir des valeurs qu'ils incarnent.
Je vous ai mis des photos des 2 points forts de l'histoire illustrés dans le musée par une scultpure et un tableau.
Dans la première vous pouvez voir l'affrontement final entre Hang Tuah et Hang Jebat. Sur la gauche, une dame mystérieuse observe le combat en effectuant une sorte de danse disco tektonique.
La seconde représente la mort de Hang Jebat dans les bras de Hang Tuah. Remarquez sur la gauche l'air du fils de Hang Jebat, passablement effrayé par son futur nouveau beau-père. En haut à droite, mystère des mystères, des bois de cerf sont projetés hors du tableau. Les hypothèses d'explication sont ouvertes.


Full Dutch breakfast

Un de mes oeufs est crevé, je suis pas très très contente.
Trop dure la vie.

Bon app' !


vendredi 3 août 2012

La guest house la plus... La plus. Pour de vrai.

Voilà, ce n'est pas compliqué, nous avons trouvé l'auberge la plus étrange qui soit, mais on ne sait pas réellement pourquoi.

Difficile de savoir par où commencer. Peut-être en vous disant qu'à l'heure où j'écris ces lignes nous sommes probablement seules dans l'auberge, à part la proprio qui ne l'est pas vraiment ? Oui, je crois que ça plante assez bien le décor.

Tout avait pourtant débuté de la façon la plus normale qui soit : n'ayant fait aucune réservation, nous sommes allées tenter notre chance dans l'auberge du guide du routard qui nous semblait la plus sympatique. Celle-ci affichant complet, le propriétaire nous indique alors une autre auberge. Avant de nous y rendre Hélène brune lui demande comment est ladite auberge, et le cher monsieur répond qu'il n'y a jamais mis les pieds. Bon.

Nous voilà donc en route pour la guest house Eastern Heritage. Nous arrivons alors devant un porche et une façade richement ouvragés, façon ancienne maison coloniale. En entrant l'ambiance cossue se renforce, nous sommes alors pratiquement certaines que les chambres seront bien au-dessus de nos moyens.
C'est alors que nous apercevons une toute vieille dame occidentale (portrait crache de la vieille dame de Babar) assise dans l'un des canapés de l'entrée, et nous décidons de lui demander quand même s'il lui reste de la place. Celle-ci nous annonce alors dans un anglais très british qu'elle n'est pas la propriétaire, mais une simple guest, donc cliente, de l'auberge... Mais sans nous laisser le temps de réagir elle enchaîne en expliquant que c'est elle qui s'occupe tout de même de la guest house, et ce depuis que la véritable propriétaire, indonésienne, s'est enfuie avec son amour pakistanais.

Et c'est à ce moment, je crois, que nous sommes tombées dans le surréalisme le plus total. Nous apprenons qu'il y a de la place pour nous trois, et ce pour 13 RM chacune, une somme parfaitement dérisoire (en réalité, de la place, il n'y a que ça : à part nous, sur une demi-douzaine de chambres et un dortoir, sont logés 2 russes et peut-être un chinois, l'existence de ce dernier n'ayant jamais été confirmée de visu). Malgré nos questions, nous ne parvenons pas à en savoir plus sur ce qu'il s'est réellement passé avec l'ancienne proprio, ni depuis combien de temps cela dure, car la vieille dame bafouille dans sa moustache des réponses inintelligibles. En regardant autour de nous de façon plus attentive nous nous rendons compte que la somptuosité de la maison est ternie par un aspect délabré. Les journaux étalés sur une étagère dans le vestibule (avec piscine carrelée) datent tous d'au moins 2 ou 3 ans.
La salle de bain est en réalité une terrasse. Bah ouais normal.
Et la chambre est décorée de fresques représentant la lune, le soleil et les étoiles fumant des spliffs.

Voilà voilà, donc les hypothèses jusqu'ici sont une proprio psychopathe tueuse, ou la femme du chef de la famille mafieuse à la tête d'un des réseaux de trafficants de Melaka.

Non, vraiment, je crois que des images valent mieux que des mots, constatez par vous-mêmes, nous ce soir on ferme notre porte à clefs.

Ah tiens, des voisins viennent d'arriver.










Arrivées à Melaka

Ceci est un flash info, visant à vous confirmer que nous avons bien pris le train de nuit avec cafards et odeur de durian, que nous sommes donc présentement à l'Eastern Heritage, à Melaka. Cette guest house mérite un article à elle seule, Diane s'en charge pour demain.

Arrivées à Tampin à 6h, après dix heures en train couchette, nous avons pris un bus bien local. Nous y avons retrouvé les deux Espagnoles qui font tout comme nous, plus tôt, mais qui arrivent toujours plus tard. Gros mystère.

Melaka est une ville plutôt sympathique, avec un nombre incroyable de musées. Article à venir.

Nous vous informons également qu'étant de véritables égeries dans ces contrées, nos visages seront visibles sur les facebooks de nombreux asiatiques, principalement chinois.

Ce post est court, mais on tombe de fatigue.

Hélène souhaite que je dise que le train était une expérience enrichissante.

A demain !

jeudi 2 août 2012

Bye bye D'Lagoon et bonjour la suite !

En direct d'un petit cafe internet a Wakaf Bahru apres avoir quitte les iles Perhentian.

Nous essayons de trouver:
1/ un moyen de rejoindre Siem Reap (Cambodge) depuis Chiang Mai (Thailande): ca a l'air legerement compromis,
2/ un moyen de reserver des couchettes dans la jungle line, et ca ca a l'air moins compromis, on va juste aller a la gare directement bien avant le depart en croisant les doigts.

Avant de prendre le train ce soir nous allons aller nous balader (en gros sacs a dos) dans la ville: on a prevu d'aller chiner des batiks, manger des choses bonnes (hehe) et exercer notre malais !

A bientot des que la connexion internet le permettra !

mercredi 1 août 2012

Et bon mardi !

Ps: cette plage s'appelle turtle beach mais on n'y voit que des requinous que Diane ameutait en criant "MINOUUUUUU !"

Ps2: je me suis (enfin) coupé le pied sur des coraux. Ah Diane aussi. Mais elle n'a rien senti paraît il (nan mais genre ma.meuf)


Coconut milkshake

Et maintenant un petit Scrabble.

Oui, on sait.

Non, on ne va pas continuer à conter notre vie pendant tout le séjour.

Mais là on a le wifi quoi ! :)