Celui-ci, je l’ai acheté, donc je pourrai en parler !
“Lucas a longtemps vécu dans un appartement du quartier Bel-Air, à Paris. Un trois-pièces tout en longueur ayant appartenu à sa mère. Il a toujours préféré le passé au présent, le souvenir au quotidien, et il suffit d’une légende au crayon sur une photo pour que son enfance resurgisse. Le visage qui figure sur le cliché est celui de Bouk, un garçon d’origine cambodgienne, natif de la région d’Angkor. Parrainé par le grand-père de Lucas, Bouk venait régulièrement passer le week-end à la maison Boissier. Il était le grand frère idéal, un « aîné magique », un prince exilé, aux origines mystérieuses. La vérité était forcément moins douce. Orphelin, Bouk repartait le dimanche soir à la pension, quand les autres poursuivaient leur vie de gosses nantis. Lucas décide un jour de retrouver celui qui symbolise un temps qui s’est délité. Sous prétexte de reportage, il se rend à Angkor, sachant qu’il s’agit d’un rêve ou d’un leurre.Jean-Luc Coatalem excelle dans ces rêveries intimistes. Qu’il évoque son grand-père ou ses longues marches dans la forêt cambodgienne, il décrit la vie comme un mirage. Le Dernier Roi d’Angkor est un hommage à la nostalgie, une introspection pleine de grâce. Entre Modiano et Segalen, Coatalem signe un livre d’une beauté sombre sur les légendes que les adultes se construisent pour grandir moins vite dans un monde dépourvu de magie.”
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