Malaysia, baby !
28 jours en Malaisie, Thaïlande et Angkor - A trois.
vendredi 14 septembre 2012
samedi 1 septembre 2012
jeudi 30 août 2012
dimanche 19 août 2012
samedi 18 août 2012
Nos copains chinois
On ne pouvait pas quitter Angkor sans vous parler de nos copains les touristes chinois, tant ils ont éveillés de sentiments divers et parfois contradictoires pendant notre séjour.
Nous les avons rencontré en Thaïlande, au Cambodge et en Malaisie , dans les temples.
Ils voyagent en groupe. Ils sont toujours 20 000 et quand un car arrive, on sait qu'il faut presser le pas si on veut pouvoir se déplacer normalement dans le lieu visité. On a aussi remarqué que finalement ça ne sert a rien de courir puisqu'ils sont toujours déjà la quand on arrive.
Ils photographient tout sur leur passage. Y compris nous. Si il y a un temple + nous c'est encore mieux. Ça c'est assez attendrissant, sauf quand on doit attendre 15 minutes que tout un groupe soit passé pour pouvoir prendre une photo sans personne dessus (true story). D'ailleurs ils ne comprennent pas qu'on prenne une photo sans être humain dessus. Eux ils.posent devant tout, tout le temps.
A Bangkok on a eu des histoires assez comiques du genre une visite de groupe derrière nous, le guide qui nous demande d'ou on vient, se retourne vers son groupe et fait une annonce pour dire "elles viennent de Paris, elles sont françaises !" Hihihi. Trop drôle.
Bon vraiment d'une manière générale ils étaient juste trop drôles.
Ah, si vous nous voyez apparaître sur des Facebook chinois, c'est normal.
Petit bonus bloguesque: la.prise de photo en groupe du lever de soleil a Angkor. Où est Charlie ? (J'ai du.me battre pour arriver là !)
Hélène B.
jeudi 16 août 2012
Le Cambodge, c'est l'enculade.
Vraiment, nous n'aurions jamais pensé; associer ces deux mots, Cambodge et enculade.
Mais là, on nous y oblige.
Je me suis énervée trois fois au Cambodge. En trois jours. Et ceux qui me connaissent savent que ce n'est pas vraiment mon genre de (vraiment) me fâcher toute rouge pour rien.
L'enculade commence donc dès que l'on passe la frontière. On nous dit que nous avons le droit à un trajet gratuit en "navette gouvernementale " jusqu'a la station de bus de Siem Reap. Ravies, nous montons dans ladite navette. Nous arrivons dans une espèce de hangar perdu en plein champs au milieu de nulle part. A l'intérieur, un bureau de change, une unique agence vendant billets de taxis/bus/minibus. Nous ne nous rendons pas immédiatement compte que c'est super louche (ça fait 24h qu'on voyage...). Nous changeons nos bahts et achetons, après moult agressions des différents chauffeurs, un billet pour un minibus qui ne partira que dans deux heures et s'il est rempli. Ouai ouai. Mais le taxi sinon c'était...40 DOLLARS. On a bien rigolé quand ils nous ont dit que c'etait le prix pour une personne.
En résumé: nous nous sentions vraiment comme enfermées dans un camp duquel nous ne pouvions sortir qu'en payant. Charmante ambiance.
Le minibus nous lache dans une rue entre deux hôtels. La le chauffeur se retourne vers nous et nous dit que nous avons le droit de nous faire emmener a nos hôtels gratuitement par les tuk tuk qui attendent. Nous montons dans l'un d'eux. Il y a un chauffeur et un mec qui monte avec nous derrière et qui commence a nous demander ce que l'on compte faire les prochains jours. Il nous propose de nous emmener dans les temples... je lui réponds que nous avons déjà un guide. Il m'annonce alors qu'il faudra payer le prix du voyage (ultra cher évidemment) puisqu'on ne l'emploie pas pour nos visites. Pas contentes, on décide de payer la moitié; voire pas du tout. Arrivées a l'hotel, la réceptionniste nous dit quel prix on peut négocier. Je leur donne leur argent en leur demandant si par hasard il y avait marqué "dumbass" sur nos fronts. Ils ne m'ont jamais répondu du coup je me demande vraiment si c'est le cas, vu la suite de nos aventures ici...
Au Cambodge, ils ont deux monnaies. Des dollars et des riels, la monnaie locale. Les deux sont utilisées ce qui rend tout achat particulièrement simple, comme vous pouvez l'imaginer.
Le deuxième point d'enculage concerne donc les prix. Tout est excessivement cher. C'est tout simplement scandaleux et tres difficile d'arriver ici et de devoir se restreindre a ce point pour tout, après ce que l'on a connu en Malaisie ou en Thaïlande. Exemple: en Malaisie on aurait payé un fried rice with chicken, plat basique (mais délicieux), 7 Rm. En Thaïlande, on aurait payé; 50 bahts. Ici,alors que la monnaie locale est moins forte que celles des deux pays précédents, on le paye 4,5 dollars. Sachant que 1rm = 3,8 euros = 10 bahts. Et tout est comme ça, hors de prix ! En gros ici on paye les choses quasiment 3 fois plus cher qu'en Malaisie et 4 fois plus qu'en Thaïlande.
Si l'accueil des cambodgiens etait remarquable, on oublierait ce pouvoir d'achat en berne. Le problème c'est que plus ça va et plus on est déçues. Aux abords des temples et dans la ville, nous ne semblons être pour les cambodgiens que des gros dollars sur pattes. Nous nous faisons agresser par des vendeurs a la sauvette adultes ou enfants a chaque pas. Sans interruption. Si le rapport avec l'argent biaise les relations en Thaïlande, au Cambodge nous avons l'impression qu'aucune autre relation que celle de consommateur/vache à lait à vendeur ne peut exister. C'est tres triste a vivre.
La nourriture n'est pas du tout exceptionnelle, en plus. J'ai du renvoyer un plat pour la première fois de ma vie car tous les morceaux de poulet de mon assiette étaient plein de cartilage. Je me suis énervée pour la deuxième fois, frustrée que l'on me force a gueuler pour me faire entendre. Il y a eu d'autres aventures culinaires mais je vous en passe les détails.
Tout ça pour dire que nous avons vécu une groooosse déception cambodgienne. Bien sûr, nous avons vu des paysages fabuleux, des temples magnifiques (bien que quasiment pas restaurés et dépouillés de nombreuses statues qui ont été volées, malgré la somme modique de 40 dollars dont doit s'acquitter chaque touriste pour 3 jours de visite). Notre guide/chauffeur de tuk tuk etait adorable et notre hôtel génial.
Mais le reste. Tout ce qui fait qu'un voyage vaut la peine d'être vécu: les rencontres avec les habitants d'un pays qui nous est inconnu, les discussions, les découvertes culinaires, le sentiment d'etre les bienvenues ... nous ne l'avons pas trouvé au Cambodge. Ce pays, pour nous, sera synonyme d'intranquilité permanente. De sentiment d'étouffer dans un rôle qui n'est pas le notre: celui du touriste -consommateur, prêt a degainer sa bourse a la moindre sollicitation. Les seuls moments de paix auront ete ceux passés dans la piscine de l'hôtel, au petit déjeuner ou dans le tuk tuk en marche. Les seuls instants ou nous n'étions pas sollicitées. Triste constat.
Je ne suis pas prête de revenir au Cambodge et je ne conseillerais pas de venir ici, qui plus est sans guide papier. Nous n'en avions pas et nous aurions peut être pu déjouer quelques arnaques avec.
Bon mais vous en faites pas, on s'est quand même bien marées ici toutes les trois ;) (et puis je vous écris quand même en direct de notre petite piscine et les filles sont en train de se faire masser...!)
Hélène B.

