vendredi 3 août 2012

La guest house la plus... La plus. Pour de vrai.

Voilà, ce n'est pas compliqué, nous avons trouvé l'auberge la plus étrange qui soit, mais on ne sait pas réellement pourquoi.

Difficile de savoir par où commencer. Peut-être en vous disant qu'à l'heure où j'écris ces lignes nous sommes probablement seules dans l'auberge, à part la proprio qui ne l'est pas vraiment ? Oui, je crois que ça plante assez bien le décor.

Tout avait pourtant débuté de la façon la plus normale qui soit : n'ayant fait aucune réservation, nous sommes allées tenter notre chance dans l'auberge du guide du routard qui nous semblait la plus sympatique. Celle-ci affichant complet, le propriétaire nous indique alors une autre auberge. Avant de nous y rendre Hélène brune lui demande comment est ladite auberge, et le cher monsieur répond qu'il n'y a jamais mis les pieds. Bon.

Nous voilà donc en route pour la guest house Eastern Heritage. Nous arrivons alors devant un porche et une façade richement ouvragés, façon ancienne maison coloniale. En entrant l'ambiance cossue se renforce, nous sommes alors pratiquement certaines que les chambres seront bien au-dessus de nos moyens.
C'est alors que nous apercevons une toute vieille dame occidentale (portrait crache de la vieille dame de Babar) assise dans l'un des canapés de l'entrée, et nous décidons de lui demander quand même s'il lui reste de la place. Celle-ci nous annonce alors dans un anglais très british qu'elle n'est pas la propriétaire, mais une simple guest, donc cliente, de l'auberge... Mais sans nous laisser le temps de réagir elle enchaîne en expliquant que c'est elle qui s'occupe tout de même de la guest house, et ce depuis que la véritable propriétaire, indonésienne, s'est enfuie avec son amour pakistanais.

Et c'est à ce moment, je crois, que nous sommes tombées dans le surréalisme le plus total. Nous apprenons qu'il y a de la place pour nous trois, et ce pour 13 RM chacune, une somme parfaitement dérisoire (en réalité, de la place, il n'y a que ça : à part nous, sur une demi-douzaine de chambres et un dortoir, sont logés 2 russes et peut-être un chinois, l'existence de ce dernier n'ayant jamais été confirmée de visu). Malgré nos questions, nous ne parvenons pas à en savoir plus sur ce qu'il s'est réellement passé avec l'ancienne proprio, ni depuis combien de temps cela dure, car la vieille dame bafouille dans sa moustache des réponses inintelligibles. En regardant autour de nous de façon plus attentive nous nous rendons compte que la somptuosité de la maison est ternie par un aspect délabré. Les journaux étalés sur une étagère dans le vestibule (avec piscine carrelée) datent tous d'au moins 2 ou 3 ans.
La salle de bain est en réalité une terrasse. Bah ouais normal.
Et la chambre est décorée de fresques représentant la lune, le soleil et les étoiles fumant des spliffs.

Voilà voilà, donc les hypothèses jusqu'ici sont une proprio psychopathe tueuse, ou la femme du chef de la famille mafieuse à la tête d'un des réseaux de trafficants de Melaka.

Non, vraiment, je crois que des images valent mieux que des mots, constatez par vous-mêmes, nous ce soir on ferme notre porte à clefs.

Ah tiens, des voisins viennent d'arriver.










Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire