Il était une fois Hang Tuah, fidèle sujet du sultan du moment. Hang Tuah était puissant, riche et plutôt galant m'a-t-on dit. Hang Tuah était aimé de tous, et particulièrement du sultan, auprès duquel il occupait une position importante mais je ne sais plus laquelle. Mettons vice-vizir.
Bon quand je dis aimé de tous, vous vous doutez bien que ce n'est pas vrai, sinon pas de légende, et ce serait beaucoup moins intéressant comme histoire. Dans notre sultanat se trouvaient donc également un ou des jaloux qui ne pouvaient pas piffrer l'ami Tuah. Il se sont consultés, et se sont décidés sur la forme que prendraient leur coup bas, et c'est ainsi que s'est répandue une vile rumeur selon laquelle la "galanterie" de Hang Tuah l'aurait poussé à compter fleurette à l'une des servantes de la cour.
Lorsque cette rumeur a atteint les oreilles du bon sultan, celui-ci a mis à contribution toute sa sagesse pour décider sur-le-champ de la condamnation à mort de Hang Tuah, sans procès équitable ni investigation approfondie ni témoignage crédible à l'appui. Non parce que quand même, la servante en question était encore en période d'essai, ça fait plein de paperasse cette histoire, et l'inspection sanitaire qui approche tout ça tout ça.
Hang Tuah, désespéré et innocent, mais néanmoins loyal, s'est alors dit que bon, c'était ballot de mourir pour rien, mais comme c'est le sultan, ok.
Du coup le Bendahara chargé de l'exécution, (le Bendahara occupe un poste de type grand vizir), et qui était un peu fan de Hang Tuah, décide de le sauver malgré lui, et au lieu de l'exécuter l'emmène se cacher dans une grotte.
Et là, vous vous dites qu'elle est là, qu'on la tient notre belle histoire d'amitié sincère. Eh bien non.
Car c'est ici qu'entre en scène Hang Jebat, le plus vieil ami de Hang Tuah (Oui ! Cette fois c'est bon ! *clign clign*). Hang Jebat était en villégiature à Bali pendant toute l'histoire (ou bien en campagne contre le sultan d'à côté), du coup il est un peu vénère en rentrant de vacances en apprenant que son bff vient de se faire trancher le cou alors qu'il est innocent.
Conséquence logique et prévisible, Hang Jebat décide de venger Hang Tuah en prenant les armes et en tuant tout ce qui bouge dans le palais. Et bam ça vous apprendra à tuer mon poto.
Là le sultan a une pointe de remord et se surprend à penser "oh ben zut alors, si seulement Hang Tuah était là, lui seul aurait la force d'arrêter ce boulet". Puis "Ah mais je l'ai exécuté jeudi dernier, dammit." (pas facile facile la vie de sultan).
Heureusement, le bon Bendahara se dit que c'est le moment d'aller ressortir Hang Tuah de sa cachette, afin qu'il aille s'occuper du pétage de câble de son ami.
En voyant que Hang Tuah n'est finalement pas mort tout le monde est content, sultant y compris, et l'affaire de la petite servante aguicheuse est bien vite oubliée. De son côté Hang Jebat arrête son massacre qui n'a plus lieu d'être, et tout aurait pu se finir merveilleusement si on avait passé l'éponge sur ce détail également, mais Hang Tuah décide alors de se prendre la tête.
Souvenez-vous, je vous ai dit qu'il était fidèle et loyal, et cela a son importance maintenant. Car, si on réfléchit à la Hang Tuah, Hang Jebat s'est attaqué; au palais, à la cour du sultan, donc au sultan lui-même. Et ça, c'est pas cool. La seule solution, vous en conviendrez, consiste donc pour Hang Tuah à provoquer en duel son meilleur ami du monde entier Hang Jebat pour sa traîtrise impardonnable (qui je vous le rappelle visait à venger sa condamnation injuste).
Bon je vous passe les détails, ils se battent et Hang Tuah tue Hang Jebat.
Mais comme ils sont vraiment meilleurs potos à la vie à la mort (ah ah ah), Hang Jebat mourant dans les bras de Hang Tuah lui demande une dernière faveur : s'occuper de son unique fils. Hang Tuah, ému par cette ultime marque d'amitié, accepte, suite à quoi Jebat meurt tout à fait.
Ainsi se termine la belle histoire de l'amitié de deux grands héros malais. Depuis, de nombreuses rues portent leurs noms en souvenir des valeurs qu'ils incarnent.
Je vous ai mis des photos des 2 points forts de l'histoire illustrés dans le musée par une scultpure et un tableau.
Dans la première vous pouvez voir l'affrontement final entre Hang Tuah et Hang Jebat. Sur la gauche, une dame mystérieuse observe le combat en effectuant une sorte de danse disco tektonique.
La seconde représente la mort de Hang Jebat dans les bras de Hang Tuah. Remarquez sur la gauche l'air du fils de Hang Jebat, passablement effrayé par son futur nouveau beau-père. En haut à droite, mystère des mystères, des bois de cerf sont projetés hors du tableau. Les hypothèses d'explication sont ouvertes.


Bon quand je dis aimé de tous, vous vous doutez bien que ce n'est pas vrai, sinon pas de légende, et ce serait beaucoup moins intéressant comme histoire. Dans notre sultanat se trouvaient donc également un ou des jaloux qui ne pouvaient pas piffrer l'ami Tuah. Il se sont consultés, et se sont décidés sur la forme que prendraient leur coup bas, et c'est ainsi que s'est répandue une vile rumeur selon laquelle la "galanterie" de Hang Tuah l'aurait poussé à compter fleurette à l'une des servantes de la cour.
Lorsque cette rumeur a atteint les oreilles du bon sultan, celui-ci a mis à contribution toute sa sagesse pour décider sur-le-champ de la condamnation à mort de Hang Tuah, sans procès équitable ni investigation approfondie ni témoignage crédible à l'appui. Non parce que quand même, la servante en question était encore en période d'essai, ça fait plein de paperasse cette histoire, et l'inspection sanitaire qui approche tout ça tout ça.
Hang Tuah, désespéré et innocent, mais néanmoins loyal, s'est alors dit que bon, c'était ballot de mourir pour rien, mais comme c'est le sultan, ok.
Du coup le Bendahara chargé de l'exécution, (le Bendahara occupe un poste de type grand vizir), et qui était un peu fan de Hang Tuah, décide de le sauver malgré lui, et au lieu de l'exécuter l'emmène se cacher dans une grotte.
Et là, vous vous dites qu'elle est là, qu'on la tient notre belle histoire d'amitié sincère. Eh bien non.
Car c'est ici qu'entre en scène Hang Jebat, le plus vieil ami de Hang Tuah (Oui ! Cette fois c'est bon ! *clign clign*). Hang Jebat était en villégiature à Bali pendant toute l'histoire (ou bien en campagne contre le sultan d'à côté), du coup il est un peu vénère en rentrant de vacances en apprenant que son bff vient de se faire trancher le cou alors qu'il est innocent.
Conséquence logique et prévisible, Hang Jebat décide de venger Hang Tuah en prenant les armes et en tuant tout ce qui bouge dans le palais. Et bam ça vous apprendra à tuer mon poto.
Là le sultan a une pointe de remord et se surprend à penser "oh ben zut alors, si seulement Hang Tuah était là, lui seul aurait la force d'arrêter ce boulet". Puis "Ah mais je l'ai exécuté jeudi dernier, dammit." (pas facile facile la vie de sultan).
Heureusement, le bon Bendahara se dit que c'est le moment d'aller ressortir Hang Tuah de sa cachette, afin qu'il aille s'occuper du pétage de câble de son ami.
En voyant que Hang Tuah n'est finalement pas mort tout le monde est content, sultant y compris, et l'affaire de la petite servante aguicheuse est bien vite oubliée. De son côté Hang Jebat arrête son massacre qui n'a plus lieu d'être, et tout aurait pu se finir merveilleusement si on avait passé l'éponge sur ce détail également, mais Hang Tuah décide alors de se prendre la tête.
Souvenez-vous, je vous ai dit qu'il était fidèle et loyal, et cela a son importance maintenant. Car, si on réfléchit à la Hang Tuah, Hang Jebat s'est attaqué; au palais, à la cour du sultan, donc au sultan lui-même. Et ça, c'est pas cool. La seule solution, vous en conviendrez, consiste donc pour Hang Tuah à provoquer en duel son meilleur ami du monde entier Hang Jebat pour sa traîtrise impardonnable (qui je vous le rappelle visait à venger sa condamnation injuste).
Bon je vous passe les détails, ils se battent et Hang Tuah tue Hang Jebat.
Mais comme ils sont vraiment meilleurs potos à la vie à la mort (ah ah ah), Hang Jebat mourant dans les bras de Hang Tuah lui demande une dernière faveur : s'occuper de son unique fils. Hang Tuah, ému par cette ultime marque d'amitié, accepte, suite à quoi Jebat meurt tout à fait.
Ainsi se termine la belle histoire de l'amitié de deux grands héros malais. Depuis, de nombreuses rues portent leurs noms en souvenir des valeurs qu'ils incarnent.
Je vous ai mis des photos des 2 points forts de l'histoire illustrés dans le musée par une scultpure et un tableau.
Dans la première vous pouvez voir l'affrontement final entre Hang Tuah et Hang Jebat. Sur la gauche, une dame mystérieuse observe le combat en effectuant une sorte de danse disco tektonique.
La seconde représente la mort de Hang Jebat dans les bras de Hang Tuah. Remarquez sur la gauche l'air du fils de Hang Jebat, passablement effrayé par son futur nouveau beau-père. En haut à droite, mystère des mystères, des bois de cerf sont projetés hors du tableau. Les hypothèses d'explication sont ouvertes.
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